Still the water, de Naomi Kawase, dimanche 9 avril 2017 à 15h

Dimanche 9 avril, Still the water, réalisé par la cinéaste japonaise Naomi Kawase. La cinéaste a tourné non loin d’Okinawa (sud du Japon), sur l’île d’Amami, dont les habitants prêtent à la nature un caractère divin.Une splendeur visuelle qui conclura notre festival « mer & cinéma » sur une dimension infiniment esthétique.

Date de sortie 1 octobre 2014 (2h 00min)
De Naomi Kawase
Avec Nijirô Murakami, Jun Yoshinaga, Miyuki Matsuda plus
Genres Romance, Drame
Nationalités Français, Japonais, Espagnol
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Les vacances de monsieur Hulot, de Jacques Tati, 7 avril 2017

Voir ou revoir sur grand écran « Les vacances de monsieur Hulot » de Jacques Tati, même lorsqu’on connait déjà ce film, c’est lâcher prise pour s’offrir un véritable moment de détente grâce à ce chef d’œuvre du cinéma burlesque.

« Grandes vacances 1953. Le jour du départ tout le monde se précipite en train, en car ou en auto pour rejoindre le bord de la mer. À l’hôtel de la Plage, tous se retrouvent tranquillement pour se baigner, manger, nager, jouer aux cartes. Il y a les Schmutz (le monsieur est un homme d’affaire toujours appelé au téléphone), le couple de vieux « Promeneurs », une dame anglaise et bien d’autres encore… La jolie Martine et sa tante vont dans leur villa. Mais quand arrive le charmant et distrait Monsieur Hulot dans sa pétaradante voiture, les min-catastrophes vont se succéder à toute allure. Car notre héros gaffeur les provoque et les multiplie… » (critique Benshi)

C’est aussi s’immerger dans l’ambiance de l’après-guerre et des premiers congés payés, qui furent une véritable révolution sociale instaurée par le front populaire.

Avec le photographe Jacques Faujour, nous parlerons des vacances, de la naissance des premières stations balnéaires, toute une histoire à laquelle a participé Granville, notre vieille  « Roque de Lihou » pour devenir, grâce au chemin de fer un lieu fréquenté de villégiature.

Les vacances de monsieur Hulot », Jacques Tati, france 1953, 1h54

 

Océans, la voix des invisibles, de Mathilde Jounot, le 6 avril 2017

Pourquoi venir voir, pour la troisième soirée de notre festival,  « Océan, la voix des invisibles »?

_Parce que c’est un film édifiant, documenté, révélateur…jamais hermétique ni ennuyeux.

_Parce que la question de la pêche nous concerne tous tant à l’échelle locale que mondiale

_Parce que la réalisatrice, Mathilde Jounot, sera présente pour nous parler de ses recherches et de son film au cours du débat « Partager ou privatiser la mer »

« Point de départ, la disparition des espèces marines et la situation dramatique des mers largement dénoncées par ces ONG. « Si c’est pour dire ces conneries… », s’emporte Robert Bouguéon, l’ancien pêcheur, tournant court à son interview sur les quais de Saint-Guénolé. Les messages alarmistes sont balayés par d’autres pointant la drastique diminution de la pression de pêche en tout cas en Atlantique nord-est, en effet surexploité jusqu’au début des années 2000, et la reconstitution en cours des stocks de poissons…

Mais surtout, la réalisatrice met le doigt sur un gros déficit de démocratie. Des sociétés, des organisations internationales et des ONG sont désormais les acteurs de la gouvernance mondiale, au détriment des États. Ce n’est pas tant leur business qui choque, que l’absence de contrôle politique envers ces acteurs disant représenter la société civile. Au détriment des travailleurs de la mer, dénoncent des spécialistes de ces questions, qui ont trouvé leur porte-voix. » (Le Marin, extrait)

La Pirogue, de Moussa Touré, mardi 4 avril 2017

Deuxième film de notre festival, mardi 4 avril à 20h30, La Pirogue. C’ est un film franco-sénégalais réalisé par Moussa Touré, sorti en 2012. Le film a concouru dans la catégorie Un certain regard du Festival de Cannes 2012

Baye Laye est pêcheur dans un petit village de la région de Dakar. D’ici partent de nombreuses pirogues à destination des îles Canaries, malgré des traversées souvent meurtrières. Lorsqu’on propose à Baye Laye de guider une pirogue de trente migrants vers l’Espagne, il doute. Capitaine d’une pirogue de pêche, il connaît bien la mer et ses risques, mais ne souhaite pas partir. Son épouse, inquiète, ne veut pas non plus qu’il prenne ce risque. Pourtant, Baye Laye finit par quitter le village et prendre la mer avec une horde de passagers. Certains ne se comprennent pas, d’autres n’ont jamais navigué. Mais surtout, aucun ne sait ce qui l’attend…

Débat: « Partir », avec Jean Dussine et Claudie Rault-Verprey, responsables de Itinérance, association de Cherbourg qui vient en aide aux migrants qui transitent par le Cotentin.

Tabarly, de Pierre Marcel, lundi 3 avril à 20h30

Ce soir à 20h30 au Select à Granville, ne manquez pas le  rendez-vous pour la première projection de notre festival, « Tabarly » de Pierre Marcel.

Date de sortie 11 juin 2008 (1h 30min)
De Pierre Marcel
Avec Eric Tabarly
Genre Documentaire
Nationalité Français

« On souhaite s’approcher de ceux que l’on admire , pour les écouter, les connaître . Mais ces hommes-là ne racontent pas leur histoire, ils la vivent. Rencontrer Eric est déconcertant. Un homme de discrétion et d’ humilité. Une présence , imposante. Des mots simples et un humour pudique. Je regrette de ne pas l’avoir mieux connu. Mais si je l’ avais connu davantage, en aurais-je su beaucoup plus ?
Parrainé par l’ Association Eric Tabarly , le film de Pierre Marcel évoque le parcours hors norme du marin et son extrême sensibilité. S’appuyant sur une documentation unique d’ archives radiophoniques et audiovisuelles, françaises et étrangères, professionnelles et amateurs, inédites pour la plupart, le documentaire nous fait revivre les courses au large, les arrivées discrètes ou triomphales, en solitaire ou en équipage , au long des trente cinqannées de suprématie des Pen Duick sur toutes les mers du monde.
Tabarly : la symbiose parfaite entre un homme, un bateau et la mer. Si Tabarly ne voulait pas être un homme à messages, il demeure pour toujours exemplaire . Jacques Perrin , producteur. »

Débat: « Se trouver sur l’océan », avec Edouart Launet, journaliste et écrivain et Benoît Charon, navigateur.