Hommage à Michel Verdier

Ce matin, un élève a l’issue du cours m’a demandé si j’avais lu le O.F de mercredi et m’a dit qu’un des anciens qui avait témoigné devant eux sur la guerre d’Algérie était décédé ; c’est ainsi que j’ai appris la douloureuse nouvelle de la  disparition de Michel Verdier.

Affaibli, il avait tenu à répondre à mon appel à témoigner devant les jeunes et ceux-ci ont été marqués par son passage avec J.P Crépin.

Homme de coeur et de gauche, il a été de toutes les luttes citoyennes et a notamment été l’un des fondateurs  en 2007 du collectif qui amené à l’association Ciné-Débat Granville.

J’ai appelé en mon nom et en celui de CDG Françoise, son épouse, et on s’est remémoré certaines de ces actions communes.

En hommage à Michel, des membres anciens ou présents de CDG  se sont rendus à Bazeilles le  3 juin à 17h place d’Armes à Granville pour une réunion conviviale sous forme de poèmes, chants, musique ou tout autre témoignage  car hélas le Président et moi- même (devant partir en Bretagne dès ce soir) ne pourrons pas nous y rendre.

Yann Le Jossic

 

« Militant actif et engagé, Michel Verdier a commencé une carrière d’écrivain à Granville, avec Bande de brèle s, un roman surréaliste, rédigé à partir de ses notes prises durant la guerred’Algérie, où « il racontait son vécu », explique Françoise, son épouse. « Il a continué par la suite », avec d’autres ouvrages comme Ils nous ont pris pour des dieuxun conte philosophique; Les Amants de la rue Saint-Jean, Les Démons de Saint-Paul, De terre et de sang. Son dernier ouvrage, De peur et d’espoirs , est paru en juillet 2016, aux Éditions des 2 soleils.

Michel Verdier est également à l’origine de la section granvillaise de la Ligue des droits de l’homme, que Françoise préside aujourd’hui. « Il défendait la laïcité, la libre-pensée et avait rejoint les Insoumis. » Gourmand, l’auteur granvillais aimait la mer, lire et chanter. « Il faisait partie du groupe Libert’airscréé pour le centenaire de la loi 1905. » L’auteur s’était aussi investi dans l’association Lire et faire lire. »

extraitOF le 31/05/2017

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L’opéra, de Jean Stéphane Bron, jeudi 22 juin 2017

Le mois de juin est pour nous traditionnellement celui de la musique. Après  la chanson, le rapp, la musique classique, nous parlerons de cet art musical qui nous vient d’Italie: l’opéra. S’initier, grace au film de Stéphane Bron, à cette prestigieuse institution que nous connaissons trop peu, l’opéra de Paris, c’est découvrir un monde riche d’une multitude de salariés divers, tous orientés vers la même finalité qui est celle de l’excellence d’un spectacle.

Date de sortie 5 avril 2017 (1h 50min)
De Jean-Stéphane Bron
Avec acteurs inconnus
Genre Documentaire
Nationalités Suisse, Français
Synopsis:
Une saison dans les coulisses de L’Opéra de Paris. Passant de la danse à la musique, tour à tour ironique, léger et cruel, l’Opéra met en scène des passions humaines, et raconte des tranches de vie, au coeur d’une des plus prestigieuses institutions lyriques du monde

Un échange avec le public se déroulera à l’issue de ce film

« 1500 salalariés, 90 métiers, excellence et passion »

JEUDI 22 JUIN, 20H30 AU SELECT A GRANVILLE

Pour quelques barres de chocolat, de Vanessa Gauthier

Voilà ce qu’elle en dit :

« le temps d’une colonie de vacances je pars avec des enfants atteints d’une drôle de maladie invisible… le diabète.

Quinze jours pour saisir le quotidien et les mots de ces enfants. Moi-même j’avais 7 ans quand le diabète s’est invité dans ma vie.

Lorsqu’on encore tout à apprendre et à comprendre. Ce documentaire raconte ce voyage initiatique. »

 

Documentaire très intéressant sur le « voyage » collectif de ces enfants autour de cette maladie invisible … et complexe !

Partage riche en informations, en émotions fortes, ils ne sont plus seuls …. Entourés, accompagnés sur le plan médical, psychologique et pédagogique… des moments conviviaux et chaleureux autour des animations…

Des mots sont mis sur ce vécu douloureux. Ils parlent exclusion et discrimination à l’école, de leurs difficultés devoir toujours « gérer « avant les repas, avant et pendant une activité physique… un quotidien très alourdi par cette maladie.

Régine Tronel

62 minutes. Soutenu par le Centre national du cinéma et de l’image animée et par la Maison de l’image de Basse Normandie.

Ce dont mon cœur a besoin, de Chantal Richard

Que faire de ses rèves quand on a 20 ans dans un petit village
isolé du Sahel sénégalais ? En quête d’amitié, d’amour, de liens
avec l’étranger, Ibrahima, djiby et Abou se construisent au fil des
jours une vie parallèle sur Facebook. Bouteilles à la mer ? Journaux
intimes ? Leurs publications et leurs recherches sur les réseaux
sociaux sont leur seul lien avec le reste du monde-notre monde dont
ils se savent exclus dans la réalité. »

Documentaire intéressant  sur l’adolescence, ses rêves et ses émois.
Comme nos enfants, ces ados (que des garçons. Les rares filles que
l’on aperçoit sont occupées à des travaux domestiques) sont toute la
journée sur leur portable. Ils parlent des filles amies sur facebook
et s’envoient des poèmes. Cependant, une bonne partie de leur temps
est consacré à chercher des plans pour émigrer au Etats Unis ou au
Canada et à essayer de détecter les arnaques qui s’y rapportent.
Beaucoup de désœuvrement et peu de perspectives à part….. partir.

Marie Pierre Veniard

1h07, soutenu par le Centre national du cinéma et de l’image animée et par la Maison de l’Image de Basse Normandie.

Marie Dompteuse de crabes, de Benjamen Clavel et Quentin Delaroche

[A 34 ans, Marie apprend qu’elle est atteinte d’un cancer
incurable.Sa première pensée va alors à son fils cadet :  » Je n’ai
aucun souvenir de mes parents lorsque j’avais 3 ans. Mon fils aura-t-
il des souvenirs de moi ?  »
Si elle décide de lutter contre la maladie, d’endurer les
souffrances physiques et mentales de la chimio, c’est dans le but de
 » fabriquer des souvenirs  » pour ses enfants et ses proches. Pendant
6 mois, nous avons partagé son appétit de vivre, ses hauts et ses
bas, ses craintes et ses espoirs : une vie en condensé. Marie,
dompteuse de crabe est un film à la première personne sur l’urgence
de la vie, un voyage aux côtés d’une jeune femme, mère de deux
enfants, plus vivante que jamais.]

Marie est une jeune femme lumineuse avec une force de vie
incroyable. On la suit dans sa maladie, son quotidien et son
intimité. Elle veut vraiment laisser une trace d’elle même pour ses
enfants, comme dans ce film américain dont j’ai oublié le nom, où
une femme qui sait qu’elle va mourir bientôt, parle à sa fille sur
des cassettes audio afin qu’elle découvre ce  » testament  » à ses 15
ans.
Mais là, c’est la vrai vie
Elle est l’épouse d’un des membres de la compagnie Max et Maurice et
on évolue dans ce milieu d’artistes engagés culturellement.
Apprenant que les soins annexes (gym, relaxation….) sont peu ou
pas remboursés par la sécu Marie, son mari et ses amis organisent un
festival annuel pour aider à les financer.
Pas gai mais hymne à la vie.
Documentaire poignant, si on veut parler de la
maladie, la mort et de la transmission..

Marie Pierre Veniard

58 minutes. En partenariat avec le Centre national du cinéma et de l’image animée et en collaboration avec la Maison de l’image de Basse Normandie.