L’atelier de Laurent Cantet, jeudi 25 janvier 2018

Voici venir l’année 2018 que nous vous souhaitons à tous belle et heureuse. Nous l’ouvrirons avec le film de Laurent cantet, L’ATELIER, lauréat de sept nominations dont cinq au festival de Cannes.

La Ciotat, été 2016. Antoine a accepté de suivre un atelier d’écriture où quelques jeunes en insertion doivent écrire un roman noir avec l’aide d’Olivia, une romancière connue. Le travail d’écriture va faire resurgir le passé ouvrier de la ville, son chantier naval fermé depuis 25 ans, toute une nostalgie qui n’intéresse pas Antoine. Davantage connecté à l’anxiété du monde actuel, il va s’opposer rapidement au groupe et à Olivia, que la violence du jeune homme va alarmer autant que séduire.

Jeudi 18 janvier 2018 à 20h30 au Cinéma Le Select, Granville

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L’autre côté de l’espoir, d’Aki Kaurismäki, lundi 11 décembre 2017

Ciné-débat vous invite pour clôre l’année à l’issue de son assemblée générale à la projection du film L’autre côté de l’espoir d’Aki Kaurismäki

Date de sortie 15 mars 2017 (1h 40min)
De Aki Kaurismäki
Avec Sherwan Haji, Sakari Kuosmanen, Ilkka Koivula
Genres Drame, Comédie
Nationalités Finlandais, Allemand
Helsinki. Deux destins qui se croisent. Wikhström, la cinquantaine, décide de changer de vie en quittant sa femme alcoolique et son travail de représentant de commerce pour ouvrir un restaurant. Khaled est quant à lui un jeune réfugié syrien, échoué dans la capitale par accident. Il voit sa demande d’asile rejetée mais décide de rester malgré tout. Un soir, Wikhström le trouve dans la cour de son restaurant. Touché par le jeune homme, il décide de le prendre sous son aile.

Critique de « The square », de Ruben Östlund, par les élèves du lycée LA Morandière

                                                     

The square of the  questioning of humanit

Jeudi 23 novembre avec le lycée de la Morandière nous avons été voir « The square » au cinéma « le Sélect » à Granville. Ce film a été écrit et filmé par Ruben Östlund qui est un réalisateur Suédois il a aussi réalisé : Snow Therapy , Play , happy sweden …

Christian est un père divorcé qui aime consacrer du temps à ses enfants. Conservateur apprécié d’un musée d’art contemporain, il fait aussi partie de ces gens qui roulent en voiture électrique et soutiennent les grandes causes humanitaires. Il prépare sa prochaine exposition, intitulée « The Square », autour d’une installation incitant les visiteurs à l’altruisme et leur rappelant leur devoir à l’égard de leurs prochains. Mais il est parfois difficile de vivre en accord avec ses valeurs : quand Christian se fait voler son téléphone portable, sa réaction ne l’honore guère. Au même moment, l’agence de communication du musée lance une campagne surprenante pour The Square : l’accueil est totalement inattendu et plonge Christian dans une crise existentielle…

Christian bien joué par Claes Bang, Anne incarnée par Elizabeth Moss et Michael interprété par Christopher Laesso sont les trois personnages principaux et convaincants de cette comédie dramatique. L’histoire de ces personnages est assez compliquée mais révèle chaque facette de n’importe quel individu, ce qui est un peu perturbant.

La bande sonore a une place importante dans ce film. Par exemple, sans la musique techno du groupe « Justice », le trajet entre le domicile de centre-ville de Christian et la banlieue des voleurs de son portable serait long et ennuyant mais grâce à la musique nous arrivons à mieux nous plonger dans cette scène. Le titre de ce groupe de musique nous prouve l’envie de vengeance et d’auto-justice de Christian et de son associé. L’arrêt net de cette musique à l’arrivée de la voiture sur le parking de l’immeuble nous met aussitôt dans une tout autre ambiance une atmosphère glauque et morose autour de cet immeuble-barre.

« The square » ou ceux de la vidéo montrant la petite fille blonde et abandonnée qui rentrant dans « The square » se sent en confiance et puis quelques secondes plus tard elle explose nous interpellent. Ces plans nous renvoyant à notre humanité comme celui de la performance de l’acteur jouant au gorille ou celui du chimpanzé chez la journaliste américaine symbolisent que l’homme joue un animal et que l’animal joue à l’humain que les rôles sont inversés. Ce sont des plans très frappants car ils nous amènent à réfléchir à l’humanité dans sa totalité.

Les plans sur les SDF, mendiants exclus de « The square » ou ceux de la vidéo montrant la petite fille blonde et abandonnée qui rentrant dans « The square » se sent en confiance et puis quelques secondes plus tard elle explose nous interpellent. Ces plans nous renvoyant à notre humanité comme celui de la performance de l’acteur jouant au gorille ou celui du chimpanzé chez la journaliste américaine symbolisent que l’homme joue un animal et que l’animal joue à l’humain que les rôles sont inversés. Ce sont des plans très frappants car ils nous amènent à réfléchir à l’humanité dans sa totalité.

Pour conclure l’histoire est très intéressante car elle nous fait nous remettre totalement en question ; où s’arrête la liberté d’expression : sommes-nous tous égaux comme le dit la devise républicaine ? En contrepartie nous avons trouvé ce film un peu long et les références sont souvent trop complexes et surtout beaucoup trop subtiles .

                                       Nora Lelaidier,    Juliette Picot

                       2de5 du lycée de la Morandière

« The Square » pas comme les autres …

Le film « The Square » du réalisateur suédois Ruben Östlund, nous plonge dans l’histoire d’une comédie dramatique. Ayant auparavant réalisé des documentaires sur le ski, celui-ci nous raconte la vie de Christian un père divorcé. Étant également le conservateur du musée d’art contemporain de Stockholm, Christian décide de préparer une exposition intitulée « The Square ». Cette œuvre est un simple carré au sol et a pour but de faire questionner les visiteurs sur les notions « d’altruisme et d’empathie ». Pourtant, il s’est fait lui- même piéger dans la rue pensant qu’il aidait une femme en danger, quelques minutes plus tard il constate que c’était un coup monté et que la femme en a profité pour lui voler son portable, son portefeuille et ses boutons de manchettes.

Ce film hors du commun est une satire composée de plusieurs séquences qui dénoncent les travers de notre société moderne. Claes Bang jouant le rôle de Christian, défend des valeurs qu’il aura bien du mal à garder après que celui-ci ait été volé : comme quand il dépose des lettres de menaces dans l’immeuble où se trouve son téléphone pour le récupérer. Quelques jours plus tard, un enfant lui demande d’aller s’excuser auprès de ses parents car ce n’est pas lui le responsable mais l’adulte accusateur ne souhaite pas le faire. Le film reste moral puisqu’au final Christian est licencié pour avoir laissé partager une vidéo choquante et violente sans même l’avoir vue, comme l’exigeait son travail. C’est alors qu’il a une prise de conscience et compte enfin appliquer toutes les valeurs qu’il incarnait en voulant aller s’excuser auprès des parents de l’enfant.

Il y a aussi la scène lors d’un dîner de bienfaisance dans le musée où un performeur est dans la peau d’un singe agressant les convives mais prenant ce rôle trop à cœur, cela tourne à la catastrophe. Ce qui laisse passer un message : « l’art ne consiste pas à faire n’importe quoi ».

En regardant la bande- annonce de « The Square », je me suis posé plusieurs questions et je ne savais pas réellement quels sujets allait traiter le film. Et après l’avoir vu, je me suis encore questionnée sur certains passages. C’est pourquoi ce film est très intéressant car il laisse à chaque spectateur une façon de le comprendre et de l’interpréter malgré quelques incompréhensions peut être propres à notre âge.

Sofia Douay

2de5 du lycée de la Morandière

 

 

Petit paysan, d’ Hubert Charuel, critiques des élèves du lycée de La Morandière

 

Pour la 3e fois (en 3 participations) au PRIX RENOIR, le lycée de la Morandière a été retenu sur dossier (retenant notamment sa constante adhésion au dispositif de lycéens au cinéma depuis 2004) par le rectorat, la DGESCO, la DAAC et le M.E.N pour représenter le rectorat de Caen au jury national à Paris les 23 et 24 mai 2018.

Les 31 élèves de la 2de 5 voient dans l’année 7 films français et européens de l’année passée au Sélect, rédigent des critiques sur ces films (à lire en P.J) qu’ils publient sur le site du lycée et du prix Renoir, en enregistreront sur La Mo’Radio à écouter le mercredi A.M sur 87.7 en FM (avec l’aide de l’association Zones d’Ondes) au lycée et vont bientôt en faire des critiques vidéos.

A la fin des 7 projections en mars, les élèves choisiront le film méritant selon eux le prix Renoir et éliront à partir de leurs critiques 2 délégués qui viendront à Paris en mai défendre le choix de leur classe en se confrontant par le débat aux choix des délégués des autres académies afin que le prix Renoir soit attribué le 23/5.

Les 2des 5 ont déjà vu « Petit paysan » (lire critiques sur le site du lycée) et «The square« ; Jeudi 14/12 à 14h30  ils iront voir « Au revoir là-haut »

Yann Le Jossic, référent culturel du lycée de la Morandière et vice-président de Ciné-Débat Granville

 

      « Petit paysan » est un film de Hubert Charuel sorti le 12 septembre 2017.

Ce film traite de la touchante histoire d’un jeune agriculteur à qui il arrive bien des événements tout aussi éprouvants qu’angoissants.  Le jeune homme est un petit paysan attaché à ses bêtes dont il s’occupe chaque jour de sa vie. Cependant, il devrait trouver un moyen de les sauver : c’est sur cela que repose le film : comment réussir a-t-il à empêcher la mort de ses vaches ?

Ce film nous fait entrer dans une petite exploitation d’une trentaine de vaches qui sera en proie à de nombreux maux. Le réalisme du film est tel que le spectateur, quel qu’il soit, vivra par procuration et de manière intense les joies et les souffrances du jeune paysan. Les frontières entre la vie professionnelle et personnelle de Pierre sont brouillées, toute sa vie gravite autour de ses bêtes.

Une impression d’emprisonnement du personnage est mise en valeur par la tournure circulaire et infernale du film comme une descente progressive dans la folie et l’obsession. Plongés dans l’angoisse, les spectateurs ressentent la solitude du personnage et sa relation avec ses vaches comme emprisonnement mais aussi comme seule source d’amour. Par exemple, deux gros plans de l’œil du personnage et de l’œil de la vache en montage se succèdent nous transmettant l’intensité de leur relation mêlée au désespoir écrasant de leurs regards. Sa ferme représente toute sa vie mais est aussi une sorte de piège dont il ne peut sortir, les péripéties s’accumulent en crescendo de manière inéluctable comme un compte à rebours donnant un rythme rapide qui affole le spectateur.

Ce film nous interroge sur la place de l’agriculteur dans la société. La détresse et la solitude du personnage s’ajoute au manque de reconnaissance de son métier. Le paysan s’agite vainement contre les interventions du monde extérieur, vu comme une menace. Le film nous donne à voir les difficultés d’un métier incompris où l’affectif se mêle au professionnel. La fatalité se répand comme un venin, enfermant le paysan dans une solitude accablante, et rendant visible l’incompréhension et l’impuissance de celui-ci face à une société menaçante. Le spectateur prend alors conscience que le métier de paysan ne se résume pas à l’impératif du rendement mais qu’il implique une grande dimension affective.

Donc, bien que très morose ce film amène une réflexion essentielle et rend compte de la vie de paysan souvent inconnue. Cela nous oblige à accroître notre empathie et à considérer les agriculteurs comme remplissant un rôle important dans notre société. Ce film nous permet de comprendre le silence et parfois l’inaccessibilité de ces paysans souvent mal considérés.

 Oh la vache !

Mais c’est quoi ce film ?

Ce film français est un thriller dramatique, réalisé par Hubert Charuel, produit par Stéphanie Bermann et Alexis Dulguerian , il a pour titre : « Petit Paysan ». D’une durée de 1h30, Swann Arlaud joue le rôle principal de Pierre, le paysan, Sara Giraudeau est Pascale, sa sœur et son vétérinaire ; et Bouli Leanners est l’éleveur s’appelant Jamy, qui fait aussi des vidéos sur Youtube.

Cette histoire est celle de Pierre, un jeune éleveur dans une petite exploitation laitière, qui ne vit que pour son troupeau de vaches, jusqu’au jour où l’une d’entre elle est frappée par une épidémie…

Pourquoi sacrifier autant de vaches dans le doute ? Et est-ce que cela sera-t-il suffisant ?

Si je me mets à la place de l’une de ces vaches, en tant qu’être humain, je peux comprendre que pour sauver son troupeau, Pierre décide de tuer sa vache porteuse de l’épidémie mortelle. Car pour lui il est inhumain de tuer tout le troupeau. Mais je comprends également l’attitude de Pascal sa sœur vétérinaire qui a peur que cette épidémie continue de se propager et décide de faire abattre tout le troupeau par précaution, pour préserver cette espèce.

Pour moi ce film vaut la peine d’être vu car tout d’abord on se placera du coté de Pierre, au début on laisse parler son cœur, puis avec les proportions que cela prend on se placera du coté de Pascal c’est à dire abattre le troupeau entier pour préserver les vaches des exploitations alentour. Grâce à ses deux cotés différents cela nous procure plein d’émotions.

  LOU SOFIA

  Paysan au cœur de géant

Le FILM :

Le film petit paysan, est le 1er long métrage d’Hubert Charuel qui est un jeune réalisateur qui n’a fait que peu de courts métrages, il a commencé sa carrière de cinéaste il y a peu de temps donc il a peu d’expérience dans le monde du cinéma. Le film raconte l’histoire d’un jeune éleveur nommé Pierre, qui un jour découvre que dans sa ferme, une de ses vaches est touchée par une épidémie. Mais il ne peut perdre son troupeau, il ira donc jusqu’au bout pour les sauver…

La CRITIQUE :

Ce film appartient à un genre dramatique. Les personnages ont des caractères et des idées nuancées mais on devine facilement le personnage principal (Pierre) qui porte un habit d’éleveur (bottes, cotte de travail). L’acteur principal Swan Arlaud est impliqué dans son rôle, il nous donne l’impression que l’histoire du film est sa vraie vie et ceci est vraiment très agréable tout au long du film.

Le récit est bien introduit dès le début avec une situation initiale qui est excellente (Pierre qui rêve de ses vaches à l’intérieur de sa maison) ; qui nous fait imaginer parfaitement la suite de l’histoire et le thème principal. Le film est basé sur plusieurs scènes importantes : la découverte de l’épidémie, la mort de la 1ere vache, le contrôle sanitaire, la mort de la 2eme vache, la visite de l’inspecteur puis la mort du troupeau complet ; pour conclure le film la dernière scène se termine sur un chemin avec Pierre seul sur un chemin qui regarde une vache comme s’il voulait lui faire passer un message, comme s’ il lui exprimait ses sentiments.

Les cadrages et les plans du film sont intéressants et on comprend juste à l’aide de ceux-ci les messages que le réalisateur veut faire passer au spectateur (par exemple le gros plan sur l’œil des vaches est répété plusieurs fois quand elles agonisent).

A travers ce film, le réalisateur veut faire passer un message, il nous démontre que tout peut arriver du jour au lendemain et que l’on est à l’abri de rien. On comprend à l’aide du film la difficulté et la dureté de la vie de paysans.

Notre AVIS :

Nous avons apprécié ce film car il est original et il traite d’un sujet qui n’est pas souvent évoqué, dont on n’a pas l’habitude de parler, dont on oublie souvent l’existence alors que c’est indispensable à notre nutrition et nous avons tendances à oublier comment la viande ou les produits laitiers sont arrivés jusqu’à nos assiettes. Nous avons aussi aimé car le film est facile à comprendre, il est simple et il peut nous faire réfléchir sur les maladies et les épidémies des différents animaux.

ANTONY ROY et NATHAN LEPOITTEVIN ? 2de5 de la Morandière

      Petit paysan, l’amour et la maladie

Le jeudi 5 octobre, nous avons été voir  » Petit paysan  » , écrit par Hubert Charuel qui est un cinéaste français ; celui-ci a réalisé auparavant « k-nada » , « fox terrier »  « petit paysan » est son premier long métrage. Nous avons été le voir ce film d’une heure trente au cinéma « le select  » à Granville avec le lycée la Morandière. Nous avions comme accompagnateurs Mr Le Jossic et Mme Veillet . Nous avons été voir ce film dans le cadre du prix Renoir.

Le film raconte l’histoire d’un petit paysan, Pierre, âge d’une trentaine d’années . Il est éleveur de vaches laitières, sa vie s’organise autour de sa ferme, sa sœur vétérinaire et de ses parents dont il a repris l’exploitation. Alors que les premiers cas d’épidémie se déclarent en France, Pierre découvre que l’un de ses bêtes est infectée . Il ne peut se résoudre à perdre ses vaches, il n’a rien d’autre et ira jusqu’au bout pour les sauver.

 » Petit paysan  » est un film de fiction dramatique de thriller et avec une partie fantastique et aussi humoristique. Le suspense ressenti tout au long du film nous a permis de restées accrochées à cette histoire. Son coté fantastique et humoristique a donné une pointe d’originalité.

Pierre joué par Swann Arlaud , Pascale incarnée par Sarah Giraudeau et Jami alias Bouli Lanners sont  les trois personnages principaux de cette fiction . L’histoire de ces personnages et leur jeu de rôle sont très prenants.

 » Petit paysan  » est raconté au présent, ce qui nous donne l’impression de se fondre dans l’histoire de ce film.

Le plan du veau allongé dans le fauteuil de Pierre nous a beaucoup émues. C’est une très belle image qui symbolise le fil conducteur de l’histoire : l’amour de Pierre pour ces vaches qui est très touchant. Pour nous il y a aussi eu un plan choquant comme le plan de la vache tuée à coups de marteau, recouverte de sang, ou encore l’image de Pierre regardant sa main recouverte de sang de sa vache malade .

Ce film a une fin ouverte dans le sens ou tout n’est pas fixé, plusieurs fins sont envisageables et c’est à nous d’en décider l’issue mais le sort de Pierre est presque scellé.

Pour conclure, ce film nous a particulièrement plu. Tout l’amour donné dans ce film est magnifique mais il nous a étonnamment surpris et hormis le sort de Pierre rien n’est certain et certaines images, assez crues, nous ont déplu tel que les images de violence.

LELAIDIER NORA, PICOT JULIETTE

 

Article envoyé par Yann Le Jossic