Demain et tous les autres jours, De Noémie Lvovsky, jeudi 15 mars 2018

Dans le cadre de la semaine d’information en santé mentale, en partenariat avec ADVOCACY, CDG présente Demain et tous les autres jours, de Noémie Lvovsky

Date de sortie 27 septembre 2017 (1h 31min)
De Noémie Lvovsky
Avec Luce Rodriguez, Noémie Lvovsky, Mathieu Amalric
Genre Drame
Nationalité Français
Mathilde a 9 ans. Ses parents sont séparés. Elle vit seule avec sa mère, une personne fragile à la frontière de la folie. C’est l’histoire d’un amour unique entre une fille et sa mère que le film nous raconte.

Le film sera suivi d’un débat: La séance de cinéma sera suivi d’un débat, animé par Mme Sophie About, psychologue et coordinatrice de Parents d’Abord et M. Philippe Gérard Président de l’association Advocacy sur le thème « Souffrance psychique, parentalité et enfance »

Jeudi 15 mars à 20h30

Cinéma Le Select, Granville

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Les bonnes manières, de Juliana Rojas, par Yann Le Jossic

« Clara, une infirmière solitaire de la banlieue de São Paulo, est engagée par la riche et mystérieuse Ana comme la nounou de son enfant à naître. Alors que les deux femmes se rapprochent petit à petit, la future mère est prise de crises de somnambulisme…  »
Soutien AFCAE Action Promotion
 » Loup y es-tu ? »
Si vous n’aimez pas le genre fantastique, si comme moi vous ne croyez pas aux loups-garous ; et si vous voulez continuer d’éprouver du plaisir… à manger de la viande !, passez votre chemin et n’allez pas voir « Les bonnes manières » long film brésilien de 2h15 de Juliana Rojas et Marco Dutra…
Mais si à la réflexion, vous aimez les inquiétants et magiques plans nocturnes qui magnifient et rendent sauvages le centre déserté d’une mégapole comme Sao Paulo, si vous savez rendre justice à l’hommage des grands maîtres du genre du « Répulsion » de Polanski au « Loup-garou de Londres » de Landis et si vous voulez par le prisme du conte horrifique éprouver la fracture sociale et raciale brésilienne entre centre riche mais déshumanisé et périphérie marginalisée mais encore en lien avec une nature vengeresse ; osez pousser la porte du cinéma qui proposera ce film déconcertant qui revisite hardiment le film de genre en abordant les thèmes de la vie, de l’amour, de la différence et de la tolérance avec mordant ! »
Yann Le Jossic

LES BONNES MANIÈRES de Juliana Rojas, Marco Dutra Brésil, France, 2h15. Sortie le 21 Mars 2018. Jour2fête

Retour sur « Moi, Tonya », de Craig Gillespie, par Gwladys Nuss

Retour sur le fait divers qui a fait la Une en 1994. Traité ici comme une espèce de Faites entrer l’accusé où les différents protagonistes donnent leur version des faits plus de 20 ans plus tard mais également où le portrait de la principale intéressée est dressé et décortiqué depuis la tendre enfance. Un biopic à la fois sinistre et extravagant.

Un point de vue manichéen où Tonya Harding est d’abord innocente mais surtout victime. Pas seulement dans l’affaire qui l’oppose à Nancy Kerrigan mais victime de sa propre vie et avant tout de sa mère.

Leur relation est désastreuse. Tonya subit cette mère monstrueuse (incarnée parfaitement par Allison Janney) qui la maltraite au quotidien. C’est sans surprise qu’elle se retrouve prise au piège dans un mariage du même acabit.Les schémas de violence physique et verbale se répètent à l’infini. La réussite du film est de nous faire, malgré tout, rire de ces situations extrêmes et récurrentes où les personnages sont leur propre caricature. Les apartés pendant lesquels ils relatent les faits sont teintés de mauvaise foi, ce qui vient rompre le côté dramatique du passé et amener de l’humour.

Le film est aussi prétexte à la critique d’une Amérique d’apparence. Où seules les personnes « bien nées » peuvent avoir une place en haut de l’affiche. Une Amérique qui ne semble pas fonctionner à la méritocratie et où « the American dream » semble bien désuet.

Tonya Harding ne possède de toute évidence pas le kit complet pour être l’égérie de l’Amérique parfaite. Elle a beau réussir ses performances mais ne se voit pas accorder les honneurs. Malgré un travail acharné depuis l’enfance, son image de petite fille pauvre, de « red neck », ne la quitte jamais.

Tonya, qui rêve de réussite dans le patinage artistique, se trouve face à la triste sentence des médias, maitres d’une notoriété sinistre et éphémère, qui s’accaparent l’affaire Harding-Kerrigan pour s’intéresser à tout sauf au sport.

Sorti le 21 février 2018, américain, 2h

Les lycéens participent au prix Renoir, Ouest-France 26/01/2018

Fabien Jouatel.

 

Une classe de seconde du lycée La Morandière a visionné, jeudi, Carré 35, quatrième film de la sélection qui en compte sept.

Jeudi, 30 élèves de seconde se sont enfermés dans le noir, au cinéma le Select, pour visionner le documentaire d’Éric Caravaca, Carré 35. Après The Square, Petit Paysan, Au revoir là-haut,« c’est le quatrième film qu’ils visionnent, dans le cadre du Prix Renoir, sur une sélection qui en compte sept », explique Yann Le Jossic, professeur, responsable de l’opération « Lycéens au cinéma » à La Morandière. L’établissement participe pour la 3e année à ce prix.

Après chaque projection, les élèves, seuls ou en duo, doivent rédiger une critique sur le film.      « Nous avons même commencé à en enregistrer certaines sur la MoRadio. » Bientôt, d’autres critiques pourraient se faire en vidéos.

À la fin des projections en mars, les élèves choisiront le film méritant, selon eux, le prix Renoir. Ils éliront également deux lycéens qui, à partir de leurs critiques, iront à Paris les 23 et 24 mai, pour « représenter le rectorat de Caen au jury national », afin de défendre le choix de leur classe en se confrontant, par le débat, aux choix des délégués des autres académies.

Carré 35 est le premier documentaire de la sélection. Un film « sur le deuil d’un enfant, le rapport à la mort ». Une histoire en lien avec la famille du réalisateur Éric Caravaca. Sujet complexe, qui laisse plusieurs jeunes dans le questionnement : « Ce n’est pas simple d’avoir un avis sur cette histoire personnelle, même si elle est touchante », explique Anaëlle, 16 ans. Pour l’instant, son coup de coeur reste Petit paysan. Sa voisine de fauteuil, Chloé, 15 ans, a préféré Au revoir là-haut, d’Albert Dupontel. Le prix Renoir sera attribué mercredi 23 mai.

 

 

Des nouvelles du Prix Renoir

                                                 

 

 Une honte bien cachée

          Le jeudi 18 janvier , nous avons été voir au cinéma « le sélect » à Granville, avec le lycée La Morandière « Carré 35 ». Ce film est un documentaire personnel et dramatique d’ Éric Caravaca sur son lourd secret de famille bien gardé pendant plusieurs années .

Christine la sœur aînée d’Éric est morte à l’âge de trois ans. Celle-ci est morte chez son oncle et sa tante où sa mère l’avait déposée auparavant car elle faisait une dépression. Aucune photo de cette fillette n’existe, comme si on avait voulu tout effacer. Le réalisateur veut comprendre les raisons du silence de ses parents.

Les personnes présentes dans ce film ne sont pas réellement des acteurs : ce sont les membres de la famille d’ Éric Caravaca et les témoins de leur secret de famille .

Les plans en noir et blanc, filmés en super 8 donnent un effet vieillot et nous ramènent à la source de l’histoire. Cet effet donne un lien entre les images du passé et les images plus récentes, ce qui donne un fil conducteur et construit l’histoire. Le premier plan et le dernier sont presque similaires, la dernière séquence contient quelques plans en plus qui terminent leur histoire et elle nous ouvre la porte de leur secret en intégralité .

Le tag « it’s about memories » est au sujet de la mémoire perçue dans l’ancien abattoir à Casablanca, car en effet l’auteur est revenu sur la terre de son enfance pour se poser des questions et trouver des réponses contre l’oubli  d’une vie passée et niée : celle de sa sœur à l’échelle familiale et celle de l’héritage colonial à l’échelle nationale. Grâce à ce documentaire très personnel, on passe avec beaucoup de finesse et de pudeur de l’intime à l’universel.

Ce côté personnel du documentaire est parfois trop présent comme quand le réalisateur fait un plan sur son père décédé dans son lit d’hôpital.

Le plan des enfants handicapés mentaux ( des enfants trisomiques ) lors de la 2 éme guerre mondiale peut être interprété de plusieurs façons. L’une de nous trouve que c’est un plan très déplacé car il donne une mauvaise image des enfants handicapés (mais c’est normal de le ressentir ainsi car ce sont des images de propagande nazie). L’autre trouve ça un peu déplacé mais pas choquant et trouve que c’est une sorte d’hommage à la grande sœur d’Éric Caravaca. Cette dernière trouve injuste et égoïste d’avoir forcé sa mère et son père à reparler d’un sujet douloureux dont ils n’avaient pas envie de parler et de retourner sur la tombe de Christine.

Finalement nous avons deux avis assez contradictoires mais nous sommes d’accord sur le fait que certains plans étaient choquants .

Sinon l’une pense que c’est un film très intéressant car on voit l’avis de la famille les réactions , les sentiments des proches sur le fait que Christine soit handicapée et ensuite morte cela est très intéressant de voir les différentes réactions en fonction de chaque personne  sur ce sujet alors que l’autre trouve ça un peu ennuyant et au contraire pense que les parents, surtout la mère n’était pas à 100 % sincère.

                                    

Juliette Picot, Nora Lelaidier.

    Carré 35

 Un secret honteux qui finira par se savoir…

Aujourd’hui : 18 janvier 2018,  je suis allée voir au cinéma, avec ma classe, un documentaire français : « Carré 35 », d’une durée de 1h07. Ce film documentaire présente une certaine originalité dans le sujet traité. L’acteur Eric Caravaca passe derrière la caméra pour la 2e fois pour nous raconter un secret honteux que ses parents ont toujours voulu cacher ou presque…  Ce secret est celui de sa sœur aînée, morte à l’âge de trois ans. Mais bizarrement, aucune photo d’elle n’a été gardée. C’est pourquoi, Eric décide de créer ce documentaire afin de connaître la vérité sur la mort de sa sœur ;  mais aussi, la raison pour laquelle ses parents ont détruit tout ce qui restait d’elle et pourquoi tous ces non-dits et ces cachotteries autour d’elle…

Les personnages principaux de cette histoire sont : Eric, sa mère, son père, son oncle et Catherine (sa sœur aînée décédée). Le récit commence avec la mère d’Eric qui répond à ses questions sur ce sujet sensible qui lui tient à cœur : ce qui nous plonge directement dans cette histoire bouleversante.

Les scènes les plus importantes sont celles qui dévoilent progressivement des informations sur sa sœur, ce qui parvient à nous faire comprendre, petit à petit, le silence des parents par rapport à leur fille. La fin de ce film  est ouverte car elle nous donne le choix de l’interpréter de plusieurs façons…  Celle d’Eric, qui donne sa propre opinion sur la réaction et le comportement que ses parents ont adoptés, ou celle qui nous laisse juger de la situation, grâce aux interviews et aux éléments qu’Eric nous a révélés dans son documentaire. Le film se termine sur une vidéo réalisée à l’aide d’un caméscope, qui représente sa mère se recueillant sur la tombe de sa fille. Cette scène est très émouvante.

Ce documentaire nous propose plusieurs plans intéressants, comme le fait de varier les interviews des personnes proches qui s’enchaînent avec des vidéos flash-back de ses parents. Cela permet de mieux nous projeter et de  comprendre plus facilement  l’intrigue. La vidéo du mariage des deux parents est l’élément symbolique qui se répète… Peut- être pour nous montrer le bonheur de ce couple avant la naissance de Catherine. Une vidéo m’a parue « choquante », c’est celle du père d’Eric ,mort dans son lit. Comme ce dernier l’explique dans son documentaire, il a filmé son père car il voulait garder une trace de ce dernier, à l’opposé de ses parents qui n’avaient rien conservé de sa sœur. La musique contribue à nos émotions.

Ce documentaire, très émouvant, nous questionne sur les réactions d’une mère devant la maladie de sa fille et la façon dont chacun fait son deuil.  Je vous conseille d’aller  voir ce film car cette histoire  peut vous aider à voir les choses autrement …

Sofia Douay 2de 5 du lycée Julliot de La Morandière

 

 La vérité

Jeudi 18 janvier nous nous sommes rendus au cinéma pour visionner le film « Carré 35 » suite à notre projet du prix « Jean Renoir ». Le réalisateur Eric Caravaca , né le 21 novembre 1966 (51ans), est un réalisateur et un acteur français qui a reçu le César du meilleur espoir masculin en 2000.

Ce film est un documentaire d’une durée de 1h07. Le sujet présenté dans ce documentaire n’est pas commun, il est très original mais aussi très difficile à visionner, car il y a beaucoup de passages tristes, notamment lors de la mort du père d’ Eric où il le filme mort sur son lit d’hôpital pour garder un dernier souvenir de lui ; nous avons trouvé ce passage choquant.

Les personnages principaux de ce documentaire sont Eric, son frère, sa mère, son père et Catherine (sa sœur aînée qui est décédée).

Eric Caravaca nous raconte le secret que ses parents ont toujours voulu cacher à lui ainsi qu’à son frère. Ce secret est celui de sa sœur aînée qui est décédée de la maladie « trisomie 21 » à l’âge de trois ans ; elle a été enterrée à Casablanca, car cette petite fille vivait là-bas avec son oncle et sa tante. Ses parents sont partis habiter en France et ont laissé Catherine avec eux car pour ces parents c’était trop dur d’élever une enfant trisomique. Elle a été enterrée dans le carré 35 du cimetière de Casablanca, d’où le titre du film.

Les parents d’ Eric n’avaient gardé aucune photo, ni aucun effet personnel de cette enfant et ne lui avait rien dit sur cette petite ou presque. Pour donner une réponse aux questions qu’il se posait sur la mort de sa sœur, Eric a donc décidé de faire ce documentaire afin de découvrir la vérité, pour savoir pourquoi ces parents ont détruit tout ce qui restait d’elle mais aussi pour nous faire partager son histoire personnelle sur la mort d’un membre de sa famille.

L’histoire commence directement avec la maman d’Eric qui répond à ses questions, ce qui nous plonge directement dans le vif du sujet. Nous apprenons progressivement des informations importantes sur cette petite fille, ce qui parvient à nous faire comprendre ce silence ; grâce au flash-back présenté nous comprenons aussi la vie passée de ses parents.

La fin de ce documentaire est très émouvante, les dernières images nous montrent la mère d’Eric en train de se recueillir sur la tombe de sa fille : ce qui nous montre que cette femme a décidé de ne plus faire de secret sur la mort de sa fille et d’enfin accepter ce décès.

Ce documentaire nous montre plusieurs plans intéressants, Eric a décidé de varier les interviews entre son père, sa mère, son frère et son oncle mais aussi d’introduire des flash-back sur la vie passée de ses parents (on peut voir des moments de leur mariage par exemple), ce qui nous montre qu’ils étaient très heureux avant la naissance de Catherine. Ce documentaire nous montre comment une maman gère ses émotions face à la maladie et le deuil suite à la mort d’un enfant.

Nous vous conseillons d’aller voir ce film, car c’est un sujet qui n’est pas commun et nous n’avons pas beaucoup d’occasions de visionner ce genre de film, c’est un documentaire intéressant malgré les quelques passages difficiles à regarder, cela nous montre la vie difficile que peuvent vivre certaines personnes.

ROYER Anaëlle, AUVRAY Nathan 2nde5

Lycée Julliot De La Morandière

 

 

 

 

 

Diane a les épaules, de Fabien Gorgeart, le 8 février 2018

Les questions contemporaines sur le désir d’enfant et le nouvel ordre amoureux sont plus que jamais d’actualité à l’occasion des états généraux de la bio-éthique qui s’ouvre actuellement. Fabien Gorgeart les aborde avec finesse et humour à travers ce film.

Date de sortie 15 novembre 2017 (1h 27min)
De Fabien Gorgeart
Avec Clotilde Hesme, Fabrizio Rongione, Thomas Suire 
Genre Comédie
Nationalité Français

Synopsis:

Sans hésiter, Diane a accepté de porter l’enfant de Thomas et Jacques, ses meilleurs amis. C’est dans ces circonstances, pas vraiment idéales, qu’elle tombe amoureuse de Fabrizio

Le film sera suivi d’un échange avec la salle sur le thème :

« Jusqu’où le désir d’enfant ? »

avec la participation de Charles Romet, psychologue et de Virginie Hautrais, avocate.

 

JEUDI 8 FEVRIER 2018 à 20h30

Cinéma Le Sélect GRANVILLE