Milla, de Valérie Massadian, mercredi 30 mai 2018

« Je lui ai dit les seules choses dont j’étais sûre. Que c’était une histoire d’amour et de solitudes en trois mouvements. (…) Séverine souriait en grimaçant, elle savait très bien de quoi je parlais.Tout ce que j‘ai pu raconter à ces jeunes mères venues avec leurs enfants, résonnait en elles. Chez Séverine encore plus que je ne le savais. » Valérie Massadian

Date de sortie 25 avril 2018 (2h 08min)
De Valérie Massadian
Avec Séverine Jonckeere, Luc Chessel, Ethan Jonckeere
Genre Drame
Nationalités Français, Portugais

 

Le débat s’effectuera en présence de la réalisatrice, Valérie Massadian

MERCREDI 30 MAI 2018

20H30

LE SELECT, GRANVILLE

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Grands soirs et petits matins, de William Klein, jeudi 7 juin 2018

De William Klein
Avec Daniel Cohn-Bendit
Genre Documentaire
Nationalité Français
Un long défilé de rushs, de morceaux de révolution. Les rues de Paris en ce mois de mai appartiennent aux étudiants, ouvriers, communistes écrivains. A la gare de Lyon, une manifestation d’étudiants sont solidaires des travailleurs.

Débat conduit par Yann Le Jossic, professeur d’histoire avec Thierry Fagart, avocat et Yann Le Pennec, auteur.

JEUDI 7 JUIN 2018

20h30

Cinéma Le Select, Granville

Le drôle de mai, de José Vieira, lundi 28 mai 2018

Date de sortie: 2008
Réalisateur / Réalisatrice: José Vieira
Genre: Documentaire
Durée: 54 minutes

José Vieira avait onze ans lorsque la révolte de mai 68 a éclaté. Il retrace avec ce documentaire le quotidien des immigrés portugais dans les bidonvilles dans les années 1960, les rapports craintifs qu’ils entretenaient avec le mouvement gréviste de ce « drôle de mai » et le régime totalitariste de Salazar au Portugal qui les a poussés à fuir en France dans l’espoir de trouver une vie meilleure.

LUNDI 28 MAI 2018

20H30, Le Select, Granville

Le redoutable, de Michel Hazanavicius, jeudi 24 mai 2018

Date de sortie 13 septembre 2017 (1h 47min)
De Michel Hazanavicius
Avec Louis Garrel, Stacy Martin, Bérénice Bejo 
Genres Biopic, Comédie
Nationalité Français
Paris 1967. Jean-Luc Godard, le cinéaste le plus en vue de sa génération, tourne La Chinoise avec la femme qu’il aime, Anne Wiazemsky, de 20 ans sa cadette. Ils sont heureux, amoureux, séduisants, ils se marient. Mais la réception du film à sa sortie enclenche chez Jean-Luc une remise en question profonde.
Mai 68 va amplifier le processus, et la crise que traverse Jean-Luc va le transformer profondément passant de cinéaste star en artiste maoiste hors système aussi incompris qu’incompréhensible.

JEUDI 24 MAI 2018

Le Select, Granville

Avec un éclairage sur le film par Michel Ferry, gérant du Sélect.

Un si joli mois de mai, de Bertrand Delais, jeudi 17 mai 2018

Année 2008
Durée : 52 min
Réalisateur : Bertrand Delais
Quels souvenirs laisse Mai 68 ? A partir des archives personnelles des Français, nous sommes allés à leur rencontre pour qu’ils nous racontent leur Mai 68. On est souvent loin des affrontements du quartier latin… Pierre, pâtissier dans un petit port normand, nous raconte la communion de sa fille. André filme les premières semaines de son bébé, Thierry se souvient de son déménagement… Pourtant, en écho, ce sont, malgré tout, les événements de mai qui seront évoqués par des ouvriers en grève dans les usines à Caen, au Havre ou près de Rouen. Les images des uns et les mots d’acteurs méconnus souligneront combien le mouvement de Mai 68 a d’abord été un mouvement provincial et ouvrier, qui ne survient pas dans un ciel serein. Le film privilégie les images amateurs, ce qui lui donne un caractère familier où se mêlent la tension du moment et les soubresauts de la vie quotidienne.
JEUDI 17 MAI 2018 A 20H30

En présence du réalisateur, Bertrand Delais et de Guy Robert, syndicaliste à Caen en 1968.

Et également de Denis Darroy, directeur et Elvire le Cossec de Normandie Images qui a soutenu le film.

Petite chronique de films vus en avant-première à MACAO, par Marie Pierre et Christine

La révolution silencieuse

Film de Lars KRAUME (Allemagne)

En 1956 une classe de terminale en Allemagne de l’Est  apporte son soutien aux insurgés anti soviétiques hongrois en observant deux minutes de silence. Le film nous montre l’hallucinante escalade de réactions de la hiérarchie éducative puis gouvernementale. Cela devient une affaire d’État qui fera basculer la vie des lycéens qui vont affronter les menaces et rester solidaires. Ambiance très lourde ;  on pense à l’atmosphère de « La vie des autres ».

Tiré d’une histoire vraie, un très bon film que je vous conseille.

(Par Marie-Pierre Parez)

Parvana

Film d’animation de Nora Twomey (Irlande Canada Luxembourg)

L’histoire d’une petite fille vivant en Afghanistan, obligée de se déguiser en garçon afin de pouvoir travailler et de faire vivre sa famille.

Une fois passée l’étonnement de l’emploi de la langue anglaise dans la bouche d’authentiques Afghans, on se laisse prendre par ce très beau graphisme.

Une vision très pessimiste de la vie des femmes en Afghanistan…

(Par Marie-Pierre Parez)

L’empire de la perfection

Film de Julien Faraut (France), documentaire sorti le 11 juillet 2018

Le synopsis :

« Le cinéma ment, pas le sport…Au début des années 80, le tennisman John McEnroe est étudié sous toutes les coutures, filmé sous tous les angles, copié dans toutes les écoles. Roland Garros 84, il a tutoyé la perfection et pourtant… »

Le film parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître…

Il renvoie à l’origine à celui de Gil de Kermadec qui fut un des pionniers du film d’instruction dans le domaine du sport : il s’agissait de filmer John McEnroe dans chacun de ses gestes et de ses attitudes dans un objectif didactique, mais rapidement c’est le champion lui-même qui devient le véritable héros du film : élégance, grâce, justesse…on a tout dit sur McEnroe !

On a parlé aussi de ses colères, de son exhibitionnisme, de son cirque médiatique. Pourtant le vrai McEnroe était surtout un perfectionniste jusqu’à l’obsession : le geste parfait, la partie parfaite, « l’arbitrage parfait » qui bien évidemment n’existe nulle part, d’où les drames ! C’était aussi un homme sensible et émotif, pour qui l’intrusion sans concession de la caméra, minute par minute, seconde par seconde pouvait exacerber la réactivité.

 Le talent du réalisateur est de créer à partir du sport, une véritable fiction. Pour qui a aimé le tennis des années 80, ce film, commenté en voix- off par Mathieu Amalric, nous offre un vrai moment de dramaturgie.

(Par Christine Simonet)