Lundi 13 mai 2019, La pointe courte, d’Agnes Varda

En partenariat avec le Ciné-club en Baie

Comment ne pas rendre hommage à la réalisatrice qu’a été Agnes Varda, pionnière de la nouvelle vague, mais beaucoup plus encore en ce qu’elle est reconnue des plus grands, Spielberg, Scorcese, et a su incarner toute son époque par la diversité de ses créations. Et que choisir, dilemme, parmi les pépites de sa filmographie?

Ciné-Dbat vous invite à la projection du premier long métrage de la cinéaste, La pointe courte. L’histoire se déroule à Sète, la ville où a grandi la cinéaste.


  • De Agnès Varda
  • Durée 1h 30min
  • Avec Philippe Noiret,
  • Silvia Monfort
  • Genre Drame
  • Nationalité Français

Un couple sur le point de se séparer, se questionne dans les lieux que la femme découvre, là où l’homme a été élevé, un petit village de pêcheurs près de Sète, La Pointe Courte. Des pêcheurs de coquillages s’organisent pour défendre leurs droits, les familles ont des tracas et des histoires de voisinage. Le couple est en crise : ils dialoguent. Ceux de La Pointe Courte se réunissent pour les Joutes. C’est une double chronique – un couple et un groupe, dans la lumière éblouissante de l‘été.

Film suivi d’un débat en présence de Daniel et Elisabeth Abecassis de Ciné-club en Baie:
«  La place à part d’Agnes Varda dans le cinéma »

LUNDI 13 MAI, 20H

CINEMA DE LA PLAGE, HAUTEVILLE SUR MER

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Algérie, des soldats à la caméra, par Jacqueline Théault

Critique d’un film vu à Normadie Images

Jean-Pierre Bertin-Maghit

S’il vous passe par la tête de faire parler votre père, grand-père ou bien votre oncle, vos amis ou encore vos voisins sur l’Algérie, vous irez vers une aventure qui va tourner court…

Le réalisateur chercheur, auteur de plusieurs livres…… le sait. Alors, il a pris la décision de vivre sa première aventure cinématographique après des recherches approfondies. Sa qualité d’analyse nous offre un documentaire judicieux : il nous emmène vers les Aurès, dans le nord-est de l’Algérie et au sud avec des soldats appelés et un engagé qui ont pour mission la protection des populations  hors des zones de combat.

La vie de ces militaires se passant à un rythme dont nous pouvons avoir peu conscience : pas de défilés mais plutôt des patrouilles légères et au fur et à mesure du temps, des invitations dans les familles. L’un de ces soldats va même créer des jeux pour les enfants tellement démunis dans ces rudes montages.

Grâce à quoi Jean-Pierre BERTIN-MAGHIT nous tient tout au long de son documentaire?

A une option prise après maintes recherches de films tournés par les militaires eux-mêmes ! En outre, sa mise en scène renforce notre intérêt : un téléviseur d’époque, la projection du film du soldat en sa présence et ses éclairages, ses réactions. Aucune colorisation, aucune sonorisation. Pas moins de 70 films visionnés et 32 soldats rencontrés. Au final, 4 films servent de base de mémoire unique, sans propagande mais aussi de « mémoire de l’intime ».

Il s’agit de « rencontre avec l’autre » nous dit le réalisateur, c’est-à-dire le soldat lui-même qui reste un être humain, et le soldat en rapport à l’autochtone.

Son travail à « 360° », nous capte totalement car les militaires français repartent avec la déception venue du discours du Général de Gaulle et ces mots fameux « Je vous ai compris !» Tous ces algériens constatent leur solitude et garderont une parenthèse avec des soldats pacifistes, humains. Pas question de cacher l’aspect santé avec les traumatismes, le rapport à la mort, l’utilité de leur mission, la découverte de ces cultures ancestrales.

Le réalisateur a envie de continuer à nous montrer des moments des  d’histoires et alors nous disons, «  vivement le prochain documentaire ! ».

Rédaction : Jacqueline THEAULT

« Un monde sans bêtes », par Jacqueline Théault

Critique d’un film vu à Normandie Images

Adrien Lecouturier et Emma Benestan – Documentaire 26 mn

Les réalisateurs ont choisi le prisme de la transmission hors cadre familial. Théo, un jeune de 14 ans, se sent attireé par la vie d’un manadier chez qui il travaille pendant ses vacances.

Il s’intéresse à la vie des taureaux, à leur environnement. Mais le manadier Mikaël, l’entraîne vers plus que cela. Alors, vient le temps de « tests » avec ce professionnel par des gestes puis avec des taureaux bien vifs : feintes, attaques, sauts face aux réactions des bêtes pour éviter les coups de cornes…

Le spectateur se laisse emmener par les plans sur les paysages et les taureaux, les visages observateurs, les réflexions du jeune que sa mère invite à donner du sens à sa vie… aux ressentis du manadier qui décèle l’attirance de ce Théo pour ce milieu.

Les réalisateurs nous offre un moment particulier avec une palette allant de l’effort à l’ouverture vers un avenir possible dans une niche en passant par les ressorts de la transmission.

Rédaction : Jacqueline THEAULT

Fukushima, de Futoshi Sato, lundi 11 mars 2019

Ciné-Débat vous invite à un prochain rendez-vous au Cinéma de la Plage à Hauteville sur mer pour le film japonais de Futoshi Sato,

Fukushima, le couvercle du soleil.

Date de sortie 6 mars 2019 (1h 30min)

De Futoshi Sato

Avec Yukiya Kitamura, Yoshihiko Hakamada, Yuri Nakamurap

Genre Drame

Nationalité Japonais


Le 11 mars 2011, le Japon est secoué par un séisme, suivi d’un tsunami et de la triple catastrophe nucléaire de Fukushima. L’équipe du Premier Ministre, Naoto Kan, tente de faire face à cette situation. Que s’est-il passé réellement à la résidence du Premier Ministre au moment de la pire crise de l’histoire du pays ? La vérité a-t-elle été entièrement révélée ?

Film suivi d’un débat: »Le nucléaire, quels risques aujourd’hui »

Avec

David BOILLEY de l’Association pour le Contrôle de la Radio Activité dans l’Ouest (ACRO)

André JACQUES Président du Comité de Réflexion, d’Information et de Lutte Anti-Nucléaire (CRILAN)

Lundi 11 mars 2019, 20h

Cinéma de la Plage

HAUTEVILLE SUR MER

La passion Van Gogh, de Dorota Kobiela, Hugh Welchman, lundi 25 juin 2018

Pour notre dernière soirée avant l’été, Ciné-Débat abordera le thème de l’art en l’illustrant par le film « La passion Van Gogh. Ce film d’animation  est le premier long métrage entièrement peint à la main, alliant pour la première fois l’art de la peinture avec celui du cinéma pour animer les toiles de Van Gogh. Sa réalisation fut un pari fou auquel ont participé 90 artistes professionnels venus du monde entier, dont le résultat séduit tant par sa technique que par son récit.

Date de sortie 11 octobre 2017 (1h 35min)
De Dorota Kobiela, Hugh Welchman
Avec Pierre Niney, Gérard Boucaron, Chloé Berthier
Genres Animation, Biopic
Nationalités Britannique, Polonais

SYNOPSIS

Paris, été 1891, Armand Roulin est chargé par son père, le facteur Joseph Roulin, de remettre en mains propres une lettre au frère de Vincent van Gogh, Theo. En effet, la nouvelle du suicide du peintre vient de tomber. Armand, peu enchanté par l’amitié entre son père et l’artiste, n’est pas franchement ravi par sa mission. À Paris, le frère de Van Gogh est introuvable. Le jeune homme apprend alors par Père Tanguy, le marchand de couleurs du peintre, que Theo, visiblement anéanti par la disparition de son frère aîné, ne lui a survécu que quelques mois. Comprenant qu’il a sans doute mal jugé Vincent, Armand se rend à Auvers-sur-Oise, où le peintre a passé ses derniers mois, pour essayer de comprendre son geste désespéré. En interrogeant ceux qui ont connu l’artiste, il découvre combien sa vie a été surprenante et passionnée. Et que sa vie conserve une grande part de mystère.

 

Film suivi d’un débat « Pourquoi des artistes? »

LUNDI 25 JUIN 2018

20H30

LE SELECT, GRANVILLE

Milla, de Valérie Massadian, mercredi 30 mai 2018

« Je lui ai dit les seules choses dont j’étais sûre. Que c’était une histoire d’amour et de solitudes en trois mouvements. (…) Séverine souriait en grimaçant, elle savait très bien de quoi je parlais.Tout ce que j‘ai pu raconter à ces jeunes mères venues avec leurs enfants, résonnait en elles. Chez Séverine encore plus que je ne le savais. » Valérie Massadian

Date de sortie 25 avril 2018 (2h 08min)
De Valérie Massadian
Avec Séverine Jonckeere, Luc Chessel, Ethan Jonckeere
Genre Drame
Nationalités Français, Portugais

 

Le débat s’effectuera en présence de la réalisatrice, Valérie Massadian

MERCREDI 30 MAI 2018

20H30

LE SELECT, GRANVILLE

Le drôle de mai, de José Vieira, lundi 28 mai 2018

Date de sortie: 2008
Réalisateur / Réalisatrice: José Vieira
Genre: Documentaire
Durée: 54 minutes

José Vieira avait onze ans lorsque la révolte de mai 68 a éclaté. Il retrace avec ce documentaire le quotidien des immigrés portugais dans les bidonvilles dans les années 1960, les rapports craintifs qu’ils entretenaient avec le mouvement gréviste de ce « drôle de mai » et le régime totalitariste de Salazar au Portugal qui les a poussés à fuir en France dans l’espoir de trouver une vie meilleure.

LUNDI 28 MAI 2018

20H30, Le Select, Granville